La plupart d’entre nous semblons peu nous soucier des maladies du cœur jusqu’à ce que l’une d’elles nous affecte personnellement ou touche l’un de nos proches ; alors nous allons commencer à comprendre et rechercher les causes réelles ainsi que les remèdes.
Toute maladie cardiaque arrive telle une goutte d’eau qui fait déborder le vase, et se produit donc à la suite d’un dysfonctionnement qui a duré dans le temps et qui finit par se briser. La lumière est aujourd’hui portée sur ce qui s’est produit entre la bonne santé et la maladie, plutôt que sur la maladie elle-même : Il ne fait plus aucun doute que la plupart des troubles cardiaques sont le résultat extrême de plusieurs années de stress intérieur.
Quel rôle jouent les situations psychiques dans le système nerveux autonome et le déclenchement de la pathologie cardio-vasculaire ?
Nous le savons aujourd’hui, les émotions négatives -colère et frustration- augmentent le désordre et l’incohérence dans le rythme cardiaque. Je l’observe aisément en cabinet grâce au logiciel de biofeedback. Vous le savez maintenant, qui dit rythme cardiaque chaotique dit désynchronisation des deux branches du système nerveux autonome : sympathique et parasympathique tentent de lutter au mieux pour le contrôle du rythme cardiaque ; l’un en l’accélérant, l’autre en le ralentissant. Vous êtes vous déjà risqué de conduire votre voiture en appuyant simultanément sur l’accélérateur et le frein ? Cela ne nous traverserait même pas l’esprit tellement nous tenons à notre véhicule. Pourtant, c’est exactement ce que nous faisons avec notre corps dans les états de stress et d’émotions négatives.
Dans les moments d’hostilité (nous parlerons bientôt des trois types qui différencient cet état), de frustration et de tristesse, lorsque nous sommes nerveux, stressés, en colère, ou que nous ruminons des pensées négatives, nous créons un rythme cardiaque désordonné qui engendre une réaction en chaîne dans notre corps : On observe une baisse de l’alimentation du cœur en sang, les vaisseaux sanguins se contractent, la pression sanguine s’élève et beaucoup d’énergie se gaspille. L’hypertension artérielle qui est une cause de maladie cardiaque et d’infarctus touche en grande partie les personnes nerveuses et stressées. Au quotidien, ces émotions doublent au moins le risque d’ischémie myocardique, d’insuffisance de l’alimentation en sang des tissus cardiaques qui peuvent être les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque.
La médecine met de plus en plus de liens entre les facteurs extérieurs tels que les régimes alimentaires, les rapports sociaux, le mode de vie et les maladies graves. A titre d’exemple, un taux élevé de cholestérol sanguin, de diabète sucré et la cigarette sont des facteurs de haut risque des maladies cardiaques, mais dans plus de la moitié des nouveaux cas, aucun de ces facteurs de risque n’est présent. Le docteur Hans Eysenk de l’université de Londres, rapporte que les réactions au stress non gérées sont davantage des facteurs de prédiction de décès par cancer et par maladie cardiaque que le fait de fumer la cigarette. Ce ne sont pas les facteurs physiologiques comme l’état des artères et celui du cœur qui sont les meilleurs indices de rétablissement mais les facteurs émotionnels. Un rapport étonnant du département de la santé, de l’éducation et du bien-être social révèle que la satisfaction au travail et « le bonheur en général » sont les facteurs les plus susceptibles de déterminer le rétablissement d’un patient. Des preuves scientifiques de plus en plus nombreuses démontrent que les gens incapables de gérer efficacement leurs émotions avaient un taux de mortalité de 40% supérieur à celui des gens non stressés. Il a également été démontré que lorsque des personnes se mettent en colère lors d’un conflit émotionnel, leur risque de crise cardiaque subséquente est plus que le double des personnes restants calmes. Une autre étude portée sur vingt ans, menée par l’école de santé publique de Harvard sur 1700 hommes âgés, a révélé que l’inquiétude au sujet des conditions sociales, de la santé et des finances personnelles augmentait de façon importante le risque de maladie coronarienne. D’autres études reconnues ont nettement prouvé à quel point le stress psychologique était l’indice le plus fort de futurs troubles cardiaques : crise, arrêt et mort cardiaque. Alors que les niveaux les plus élevés de maitrise personnelle (sentiment de contrôle sur les événements de la vie), ont un risque de décès de presque 60% inférieur par comparaison avec ceux qui se sentent relativement démunis devant les difficultés de la vie.
Vivre continuellement en état de stress nous habitue au déséquilibre et nous finissons par considérer comme normal le stress qui génère ces états émotionnels. La vie trépidante des villes où le stress continue semble normal, où le discours commun des malheureux baigne dans les plaintes et le jugement négatifs, a de graves conséquences sur la santé en épuisant notre énergie tel un virus émotionnel, tout en renforçant une habitude neuronale nocive dans notre cerveau, offrant à chaque fois l’occasion d’être encore plus malheureux.
Nous avons une telle facilité au ressentiment, sentiment de défaite et aux plaintes, que nous n’y prêtons même plus attention, et chacun a sa manière de présenter cette coutume sociale :
Lorsque certains piquent une crise de colère immédiate, d’autres compensent via l’humour caustique, certains se tournent vers les drogues, l’alcool, le sexe ou la nourriture en excès pour conjurer leur frustration.
Lorsque le stress est chronique, l’organisme n’a plus la capacité de replacer instantanément la chimie corporelle qui a été modifié par cet état, même avec une pause de quelques heures. Après dix verres de whisky, ce n’est pas un verre de café qui vous dégrisera. Il faudra attendre que les effets de l’alcool se dissipent, sans boire (ou sans stresser).

Nous avons tous un seuil de stress ou point de non-retour, au-delà duquel nous tombons gravement malade. Sous pression bénigne, les décharges d’adrénaline et de cortisol causées par le stress peuvent mener à une augmentation temporaire de la performance, suivie d’une saine fatigue que nous éliminions en nous reposant. Cependant, avec une stimulation constante de l’adrénaline et du cortisol, notre performance répond de moins en moins aux attentes et les choses finissent par se détériorer radicalement. Et peu importe que cette stimulation soit justifiée ou non, que la raison soit bonne ou non, notre corps ne fait aucune différence entre le bon stress et le mauvais, il agira en conséquence des fréquences de réactions. Le système nerveux sera mis en état d’alarme, le taux d’adrénaline s’élèvera alors que les hormones réagiront comme il se doit à la colère ressentie. Que vous ayez raison ou non, une question s’impose :
Est-ce que cela en vaut la peine ?
A cette question nous sommes nombreux à répondre qu’il est nocif de réprimer nos émotions et des études l’auraient en effet démontré. L’une des croyances freudiennes les plus courantes est qu’il est bénéfique de piquer une bonne crise de temps en temps afin de favoriser un nettoyage émotionnel. Ce qui est moins connu c’est que Sigmund Freud cessa plus tard cette pratique qui s’était finalement avérée nuisible pour la santé et l’organisme entier. Piquer une crise ou la refouler renforcent le schéma émotionnel dans les circuits neuronaux du cerveau et sont porteur d’autant de conséquences néfastes. Le simple fait de raconter à quel point une chose vous a rendu furieux ravive la colère, et lui donne un plus grand pouvoir de nuire à l’organisme.
Alors, puisque nous ne pouvons céder à la colère ni même la réprimer, que devons-nous faire ?
Une option possible : Changer de climat émotionnel !
Tel est l’intérêt de la cohérence cardiaque émotionnelle et des outils que je propose en cabinet :
Reconnaitre le sentiment perturbateur
Choisir de réagir différemment face à la situation.
Faire appel à l’intelligence du cœur, qui accède et gère nos émotions.
En harmonisant tête et cœur, nous avons la possibilité de transformer sainement la colère.
Cette technique que j’appelle l’ARRET SUR CHAOS est proposée en cabinet et offre d’excellents résultats. Elle ne réduit pas seulement le stress mais permet de puiser à une source plus profonde d’intuition et de capacité. L’ARRET SUR CHAOS utilise tout simplement la force du coeur pour bien gérer l’espoir. Nos systèmes mentaux, émotionnels et physiques étant intereliés, celà explique l’efficacité puissante de cette technique sur nos émotions et notre fonctionnement biologique. D’autres techniques sont également proposées mais celle de l’ARRET SUR CHAOS reste la plus rapide et facile pour enclencher l’intelligence du coeur et susciter une meilleure cohérence dans tous nos systèmes et créer une relation harmonieuse : Tête-coeur.
Le stress est une question de perception. Ce ne sont pas les évènements même qui sont stressants, mais la perception que nous en avons. Vaincre le stress par le changement de perception est accessible à tous ; Il y a de l’espoir. En apprenant à accéder à la force fondamentale de votre cœur et aux sentiments du cœur supérieur qui y sont associés, vous pouvez accroitre la cohérence de votre organisme. Cela vous procurera une nouvelle perception ainsi que l’intelligence nécessaire pour transformer le stress en occasion de responsabilisation personnelle.
Accéder à l’intelligence du cœur, qui apporte l’équilibre et la clarté de perception, est une ordonnance efficace pour réduire le stress.

